La rentrée littéraire 2008 nous réserve quelques beaux morceaux de littérature, quelques monstruosités incontournables, et parmis celles-ci :
Contre-Jour de Thomas Pynchon, traduit par
Claro, qui avait forgé le mot-valise de
littératologie et qui s'applique certainement à
merveille à ce nouvel opus de Pynchon, probablement le dernier. Accompagnant la publication de ce roman total, le collectif
Inculte et les auteurs
Lot49, appuyés par quelques
renforts d'importance, publient la première monographie (près de 400 pages) sur
Thomas Pynchon (si l'on excepte le court essai d'
Anne Battesti publié chez Belin en 2004). Cela
s'appellera
Face à Pynchon et sera sur les tables des librairies le 25 août.
Ils ne seront pas les seuls à faire la fête à
Thomas Pynchon et son
Contre-Jour, puisque nous, petite confrérie de casse-cou à notre manière, aurons le plaisir de rejoindre
l'assemblée des pynchonmaniaques avec la sortie de
Cyclocosmia numéro I en septembre, nouvelle revue littéraire qui paraîtra deux fois dans l'année et que j'ai l'immense plaisir d'animer
avec mes compères Julien Frantz et Julien Schuh. Notre premier numéro consacre un dossier de presque 100 pages à l'invisible américain :
Annoncé depuis plusieurs mois, le premier numéro de Cyclocosmia supporte encore quelques corrections et pointillismes de dernière minute avant de filer droit
chez l'imprimeur cet été. La revue (au format 125 x 202 mm) fera 160 pages et sera disponible à la vente au mois de septembre (par correspondance et commandable en librairies lorsqu'elle ne sera
pas sur leurs tables). Son prix n'est pas encore fixé, mais devrait se situer entre 15 et 20 euros. Voici la maquette de couverture qui ne devrait plus bouger, si ce n'est qu'elle devrait être
imprimée sur un joli papier de couleur.
Rappelons par ailleurs, l'essence du projet, avant d'en dévoiler les participants.
Chaque numéro tient sur deux axes :
- trois mots clefs qui influencent les textes de création ("souterrain", "bouclier" et "toile" pour ce premier numéro),
- la figure d'un écrivain essentiel (et essentiellement monstrueux, Thomas Pynchon pour celui-ci) qui ordonne un dossier critique important (une dizaine
d'articles).
Ces deux axes, pour chacun des numéros à venir, se placent sur une grille symbolique qui gouverne l'ensemble du numéro : du totem central rayonne l'ensemble, et le
totem du premier numéro, celui qui donne son nom à la revue, est l'araignée cyclocosmia truncata.
Le premier numéro sera ainsi composé de nouvelles et poèmes par :
Emmanuel Bourdaud - Marion Collé - g@rp - David Gondar - Marie Heimburger - Jérôme Lafargue - Olivier Roussilhe - Eric Schwald - Oscar Soria Gamarra - Jean-Pierre
Zubiate
Ainsi que d'articles critiques sur l'oeuvre de Thomas Pynchon par :
Pedro Babel - Gilles Chamerois - Claro - Marc Courtieu - Julien Frantz - Rodrigo Fresan - Olivier Lamm - François Monti - Julien Schuh - Antonio Werli
Et des illustrations de :
Florence Lelièvre - Antonio Werli
L'association minuscule ouvrira prochainement un site internet dédié à la revue Cyclocosmia, et présentera un sommaire détaillé de la revue, ainsi que
des informations complémentaires.
miniatures
Rappelons aussi que les dernière miniatures publiées par l'association minuscule, Ghaghahouast de Pedro Babel et Le Psychoteureux de
Tina Di Cola, sont toujours disponibles. Vous pouvez les commander directement à l'asso ou chez votre libraire. Toutes les infos ici !
-
Le Psychoteureux de Tina Di Cola (isbn 978-2-9528908-4-7)
:
-
cliquer pour agrandir
|
"Une bouteille d'eau à mon chevet me nargue, mais je ne bois pas, osant à peine déglutir, de peur de faire redescendre en moi l'éventuel monstre, que
je sens m'obstruer la gorge.
Ne songeant plus qu'à cette chose, je continue ma lecture, mécaniquement, espérant corps et âme que ce ne soit qu'un petit rot coincé."
illustration de couverture : Tina Di Cola
|
-
Ghaghahouast de Pedro Babel (isbn 978-2-9528908-5-4)
:
-
cliquer pour agrandir
|
"Il y aura un chant général, marqué langsam, profond, qui incarnera la résistance joyeuse d'un jeu démesuré face aux mémoires morbides. Les morts
seront alors renvoyés à la paix triste et insatisfaisante, impossible à soigner, dont ils n'auraient jamais dû être tirés. Les machines seront brisées, les cornées ne seront plus
violées, et quelque chose, que tous deux ne pouvons pas vraiment imaginer, à moins que nos ventricules cardiaques ne s'affolent sous la plus brusque des pressions, quelque chose
alors apparaîtra."
Le blog de l'auteur : Babel XXV.
illustration de couverture : Antonio Werli (pour voir un agrandissement de l'illustration, c'est ici).
|
commentaires